ENG / As a photographer whose work belongs both in the field of visual arts and photojournalism, Samuel Gratacap is interested in the phenomena of migration and transit areas generated by contemporary conflicts. His projects are the result of long periods of immersion, the time needed to understand the complexity of situations and to restore what, beyond numbers, flows, maps, geopolitical data, and media news, constitutes the heart: trajectories and personal experiences. 
FR / Photographe dont le travail s’inscrit à la fois dans le champ des arts visuels et celui du photo-journalisme, Samuel Gratacap s’intéresse aux phénomènes de migration et aux lieux de transit générés par les conflits contemporains. Ses projets sont le fruit de longues périodes d’immersion, un temps nécessaire pour comprendre la complexité des situations et restituer ce qui, au-delà des nombres, des flux, des cartes, des données géopolitiques et de l’actualité médiatique, en constitue le coeur : des trajectoires et des expériences personnelles.  Christophe Gallois
Il est lauréat d’une bourse du CNAP en 2012 (fonds d’aide à la photographie documentaire contemporaine) puis du prix Le Bal-ADAGP de la jeune création en 2013. Première exposition monographique La Chance au CRAC Languedoc-Roussillon de Sète en 2014. Son travail réalisé durant deux années en Tunisie dans le camp de réfugiés de Choucha (2012-2014) a fait l’objet d’une exposition personnelle au Bal (Paris) en 2015 et d’une publication aux éditions Filigranes. Cette même année, il reçoit la mention spéciale du jury lors des rencontres Plat(t)form du Fotomuseum de Winterthur ainsi qu’une bourse de travail de la FNAGP (Fondation nationale des arts graphiques et plastiques) et du fonds de dotation agnès b. pour le projet Les Naufragé(e)s (Libye), exposé à l’Institut du Monde Arabe dans le cadre de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain. En 2017, il remporte le « Prix Arendt du Mois européen de la photographie » suite à son exposition personnelle au MUDAM. Cette même année, Il expose Fifty Fifty (catalogue aux éd.GwinZegal) dans le cadre officiel des Rencontres d’Arles, une exposition sur une Libye déchirée entre la guerre et le sort des migrants. À partir de 2017, il revient progressivement vers l’Italie et la France en s’intéressant aux conditions de vies des travailleurs immigrés du sud de l’Italie et aux actions solidaires de part et d’autre de la frontière dans la région des Alpes. En 2018, Il recevra le soutien de l’Institut Français (Résidence Sur Mesure) et du Centre National des Arts Plastiques dans le cadre de la commande photographique FLUX. Il est actuellement pensionnaire à la Villa Médicis (promotion 2019-2020).